Antidépresseurs et prise de poids : liste des molécules neutres et solutions pratiques

21.11.2025

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La prise de poids sous antidépresseurs préoccupe légitimement de nombreux patients, et c’est parfaitement normal de s’inquiéter de cet effet secondaire. Contrairement aux idées reçues, tous les antidépresseurs n’entraînent pas systématiquement une prise de poids : certaines molécules comme la fluoxétine (Prozac®) ou le bupropion restent relativement neutres, voire peuvent favoriser une légère perte de poids. Cet article détaille les mécanismes biologiques responsables de ces variations pondérales, présente la liste des antidépresseurs qui ne font pas grossir et vous donne des stratégies concrètes pour limiter ce phénomène. Vous découvrirez également comment aborder cette question avec votre médecin pour adapter au mieux votre traitement à vos besoins.

Important : Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Ne modifiez jamais votre traitement sans l’accord de votre psychiatre ou médecin traitant.

Pourquoi certains antidépresseurs font-ils grossir ?

La prise de poids sous antidépresseurs n’est pas de votre faute : elle résulte de mécanismes biologiques complexes qui varient selon les molécules. Cette variation pondérale, documentée dans de nombreuses études cliniques, touche environ 25 à 30% des patients selon les traitements prescrits.

Mécanismes d’action sur l’appétit

Les antidépresseurs agissent principalement en modifiant l’équilibre des neurotransmetteurs dans votre cerveau. La sérotonine, ciblée par les ISRS, joue un rôle crucial dans la régulation de l’appétit et de la satiété. Paradoxalement, bien que la sérotonine soit généralement associée à la suppression de l’appétit, certains antidépresseurs peuvent perturber cette régulation naturelle.

Le mécanisme le plus fréquent implique les récepteurs histaminiques H1. Des molécules comme la mirtazapine (Norset®) ou certains tricycliques se lient à ces récepteurs, déclenchant une augmentation de l’appétit et des fringales, notamment pour les aliments sucrés et gras. C’est pourquoi vous pourriez ressentir une faim inhabituelle ou des envies de grignotage en début de traitement.

Liste des principaux mécanismes :

  • Blocage des récepteurs histaminiques H1 (augmentation de l’appétit)
  • Modification de la sensibilité à la leptine (hormone de la satiété)
  • Perturbation des signaux de faim/satiété entre l’estomac et le cerveau
  • Augmentation des envies de glucides et de sucre

Impact sur le métabolisme

Au-delà de l’appétit, certains antidépresseurs ralentissent directement votre métabolisme de base. Cette action métabolique explique pourquoi certains patients prennent du poids même sans modifier significativement leur alimentation.

Les antidépresseurs tricycliques, par exemple, peuvent réduire votre dépense énergétique quotidienne de 10 à 15%. Votre corps brûle alors moins de calories au repos, favorisant le stockage des graisses. De plus, certaines molécules modifient la sensibilité à l’insuline, perturbant la régulation de la glycémie et facilitant l’accumulation de graisse abdominale.

Il est important de comprendre que ces effets sont temporaires et réversibles dans la plupart des cas. Votre métabolisme peut se réajuster progressivement, d’où l’importance d’un suivi médical régulier pour adapter votre traitement si nécessaire.

Liste des antidépresseurs qui ne font pas grossir : classement par risque

Tous les antidépresseurs ne se valent pas en termes d’impact pondéral. Les études cliniques permettent de les classer selon leur potentiel de prise de poids, vous aidant à mieux comprendre les spécificités de votre traitement. Voici la liste des antidépresseurs qui ne font pas grossir ou présentant un risque minimal.

ISRS vs tricycliques vs atypiques

Les ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine) présentent généralement le profil le plus favorable concernant le poids. La fluoxétine (Prozac®) peut même induire une légère perte de poids initiale chez certains patients, tandis que la sertraline (Zoloft®) et l’escitalopram (Seroplex®) restent relativement neutres.

Les antidépresseurs tricycliques et atypiques sont plus susceptibles d’entraîner une prise de poids significative. L’amitriptyline, par exemple, provoque une prise de poids chez 60 à 70% des patients traités au long cours. La mirtazapine (Norset®) est particulièrement connue pour son effet orexigène marqué.

Liste des antidépresseurs qui ne font pas grossir (risque faible à nul) :

  • Bupropion (peut favoriser une perte de poids)
  • Fluoxétine (Prozac®) – souvent neutre voire légèrement amaigrissant
  • Sertraline (Zoloft®) – impact minimal

Risque modéré :

  • Escitalopram (Seroplex®)
  • Citalopram (Seropram®)
  • Venlafaxine (Effexor®)

Risque élevé :

  • Paroxétine (Deroxat®)
  • Mirtazapine (Norset®)
  • Antidépresseurs tricycliques (amitriptyline, clomipramine)
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Tableau comparatif du gain moyen en poids

MoléculeGain moyen (6 mois)% patients concernésMécanisme principal
Bupropion-1 à -3 kg15-20%Réduction de l’appétit
Fluoxétine (Prozac®)0 à +1 kg10-15%Neutre à court terme
Sertraline (Zoloft®)+1 à +2 kg20-25%Léger impact métabolique
Escitalopram (Seroplex®)+2 à +3 kg25-30%Modification appétit
Paroxétine (Deroxat®)+3 à +5 kg40-45%Antihistaminique
Mirtazapine (Norset®)+4 à +7 kg60-65%Fort effet orexigène
Amitriptyline+5 à +8 kg65-70%Tricyclique complet

Important : Ces données sont des moyennes issues d’études cliniques. Votre réaction individuelle peut différer significativement. Certains patients ne prennent aucun poids même avec des molécules réputées « à risque », tandis que d’autres peuvent être plus sensibles.

Antidépresseurs neutres ou amaigrissants : focus sur le bupropion et la fluoxétine

Bonne nouvelle : il existe des antidépresseurs avec un profil pondéral favorable, voire bénéfique. Ces molécules représentent des alternatives intéressantes si la prise de poids constitue une préoccupation majeure pour vous. Cette liste des antidépresseurs qui ne font pas grossir mérite une attention particulière lors de votre discussion avec votre médecin.

Le bupropion (Wellbutrin®) se distingue comme le seul antidépresseur couramment associé à une perte de poids. Cette molécule atypique agit sur la dopamine et la noradrénaline plutôt que sur la sérotonine. Elle peut réduire l’appétit et augmenter légèrement le métabolisme, entraînant une perte de 2 à 5 kg en moyenne chez 60% des patients traités.

Mécanisme du bupropion :

  • Inhibition de la recapture de la dopamine (effet coupe-faim naturel)
  • Légère augmentation du métabolisme de base
  • Réduction des fringales et du grignotage
  • Pas d’interaction avec les récepteurs histaminiques

La fluoxétine (Prozac®) présente également un profil intéressant. Bien qu’elle soit classée parmi les ISRS, elle peut initialement supprimer l’appétit chez certains patients. Cet effet s’estompe généralement après 3 à 6 mois de traitement, mais permet souvent de maintenir un poids stable.

Autres options à profil neutre :

  • Sertraline (Zoloft®) : Impact pondéral minimal, bonne tolérance générale
  • Escitalopram (Seroplex®) : Risque modéré mais gérable avec hygiène de vie adaptée
  • Venlafaxine (Effexor®) : IRSNA avec effet relativement neutre sur le poids

Stratégies pratiques pour limiter la prise de poids sous antidépresseurs

Même si vous prenez un antidépresseur connu pour favoriser la prise de poids, des solutions existent pour limiter cet effet secondaire. Ces stratégies complémentaires peuvent faire une réelle différence dans votre quotidien.

Alimentation équilibrée et gestion des fringales

Adapter votre alimentation constitue votre première ligne de défense contre la prise de poids. Privilégiez les protéines et les fibres qui augmentent la satiété : viandes maigres, poissons, œufs, légumineuses, légumes verts et céréales complètes. Ces aliments vous aideront à rester rassasié plus longtemps et à limiter les fringales.

Conseils alimentaires concrets :

  • Prenez trois repas structurés par jour à heures régulières
  • Évitez les aliments ultra-transformés riches en sucres rapides
  • Préparez des collations saines en cas de fringale (fruits, yaourt nature, noix)
  • Hydratez-vous suffisamment (1,5 à 2 litres d’eau par jour)
  • Limitez l’alcool qui peut interagir avec votre traitement et favoriser la prise de poids

Si vous ressentez des envies compulsives de sucre, phénomène fréquent avec certains antidépresseurs, essayez de les remplacer par des fruits frais ou des collations protéinées qui stabiliseront votre glycémie.

Activité physique et suivi médical

L’activité physique régulière est votre meilleure alliée pour maintenir votre métabolisme actif. Vous n’avez pas besoin de performances sportives : 30 minutes de marche quotidienne, du vélo, de la natation ou même du jardinage suffisent à faire la différence.

Bénéfices de l’activité physique sous antidépresseurs :

  • Augmentation de la dépense calorique
  • Amélioration de l’humeur (effet antidépresseur naturel)
  • Meilleure qualité du sommeil
  • Réduction du stress et de l’anxiété
  • Maintien de la masse musculaire

Le suivi médical régulier reste indispensable. Pesez-vous une fois par semaine (pas plus pour éviter l’obsession) et notez votre poids. Si vous constatez une prise de poids supérieure à 5% de votre poids initial en quelques mois, parlez-en à votre médecin. Il pourra ajuster votre posologie ou envisager un passage vers une molécule de la liste des antidépresseurs qui ne font pas grossir.

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Comment aborder la question du poids avec votre médecin

Votre préoccupation concernant la prise de poids est légitime et mérite d’être abordée sans tabou avec votre psychiatre ou médecin traitant. La communication ouverte permet d’adapter votre traitement à vos besoins globaux, physiques et mentaux.

Questions à poser lors de votre consultation :

  • « Existe-t-il une alternative dans la liste des antidépresseurs qui ne font pas grossir adaptée à mon cas ? »
  • « Pouvons-nous ajuster ma posologie pour limiter cet effet secondaire ? »
  • « Quand pourrions-nous réévaluer mon traitement si la prise de poids devient problématique ? »
  • « Puis-je consulter un nutritionniste en complément de mon suivi psychiatrique ? »

N’oubliez jamais que votre priorité absolue reste le traitement de votre dépression. Un antidépresseur efficace améliore votre qualité de vie globale, y compris votre capacité à adopter de saines habitudes alimentaires et d’activité physique. Le bon traitement est celui qui soigne votre dépression tout en respectant votre bien-être physique.

Liste récapitulative : antidépresseurs qui ne font pas grossir

La prise de poids sous antidépresseurs vous inquiète ? C’est parfaitement légitime, et il est important de savoir que des solutions existent. Comme nous l’avons vu, tous les antidépresseurs n’ont pas le même impact sur votre poids.

Liste des antidépresseurs qui ne font pas grossir ou présentant un profil favorable :

  • Bupropion : Seul antidépresseur pouvant favoriser une perte de poids (2-5 kg en moyenne)
  • Fluoxétine (Prozac®) : Effet neutre à légèrement amaigrissant, surtout les premiers mois
  • Sertraline (Zoloft®) : Impact pondéral minimal, bon profil de tolérance
  • Escitalopram (Seroplex®) : Risque modéré mais gérable avec hygiène de vie adaptée
  • Venlafaxine (Effexor®) : IRSNA avec effet relativement neutre sur le poids

Les points essentiels à retenir :

  • Ce n’est pas de votre faute : la prise de poids résulte de mécanismes biologiques complexes, pas d’un manque de volonté
  • Le choix de la molécule compte : certains antidépresseurs comme le bupropion, la fluoxétine ou la sertraline présentent un profil pondéral plus favorable
  • Des stratégies existent : adapter son alimentation, pratiquer une activité physique régulière et maintenir un suivi médical permettent de limiter cet effet secondaire
  • Chaque patient est unique : votre réaction peut différer des moyennes statistiques
  • Votre santé mentale prime : ne modifiez jamais votre traitement sans accord médical

Votre priorité absolue doit rester le traitement de votre dépression. Un antidépresseur efficace améliore votre qualité de vie globale, y compris votre capacité à adopter de saines habitudes alimentaires et d’activité physique. Si la prise de poids devient problématique, discutez-en ouvertement avec votre psychiatre ou médecin traitant : il pourra ajuster votre traitement ou vous orienter vers des solutions complémentaires.

Rappel important : Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical personnalisé. Ne modifiez jamais votre traitement antidépresseur sans l’accord de votre médecin. L’arrêt brutal d’un antidépresseur peut être dangereux et provoquer un syndrome de sevrage.

N’hésitez pas à aborder cette préoccupation lors de votre prochaine consultation : votre bien-être physique et mental mérite toute l’attention de votre équipe soignante.

Tout savoir sur les antidépresseurs et la prise de poids

Combien de temps après le début du traitement le poids augmente-t-il ?

C’est tout à fait normal de s’inquiéter de la chronologie de ces changements pondéraux. La prise de poids sous antidépresseurs ne survient généralement pas immédiatement. Les premières variations peuvent apparaître après 2 à 4 semaines de traitement, avec une augmentation plus marquée entre le 2ème et le 6ème mois. Cette progression explique pourquoi votre médecin programme des suivis réguliers en début de traitement.

Il est important de comprendre que cette prise de poids n’est pas linéaire et varie énormément d’une personne à l’autre. Certains patients stabilisent leur poids après les premiers mois, tandis que d’autres peuvent continuer à prendre du poids graduellement. N’hésitez pas à tenir un journal de votre poids et à en discuter avec votre médecin : un suivi précoce permet d’ajuster le traitement si nécessaire.

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Dois-je changer de traitement si je prends trop de poids ?

Votre préoccupation concernant la prise de poids est légitime, et il existe des solutions sans compromettre votre santé mentale. La décision de modifier un traitement antidépresseur ne doit jamais être prise seul et dépend de plusieurs facteurs : l’efficacité du médicament sur votre dépression, l’importance de la prise de poids, votre état de santé général et vos antécédents médicaux.

Si la prise de poids devient problématique (généralement au-delà de 5-7% de votre poids initial), votre psychiatre peut envisager plusieurs options : ajustement de la posologie, passage progressif vers une molécule plus neutre comme la fluoxétine ou le bupropion, ou ajout de stratégies complémentaires. L’essentiel est de maintenir l’efficacité antidépressive tout en préservant votre bien-être physique. Ne cessez jamais brutalement votre traitement : cela peut provoquer un syndrome de sevrage dangereux et une rechute dépressive.

Tous les patients prennent-ils du poids avec la paroxétine (Deroxat®) ?

Non, heureusement tous les patients sous paroxétine ne prennent pas de poids, même si cette molécule est effectivement associée à un risque plus élevé. Les études montrent que 40 à 45% des patients traités par paroxétine présentent une prise de poids significative (supérieure à 3 kg sur 6 mois), ce qui signifie que plus de la moitié maintiennent un poids stable.

La paroxétine agit notamment sur les récepteurs histaminiques H1, ce qui explique son effet orexigène plus marqué que d’autres ISRS. Si vous êtes actuellement sous paroxétine et que votre poids reste stable, c’est excellent signe. Si vous constatez une prise de poids préoccupante, des stratégies existent : adaptation alimentaire, activité physique régulière, et discussion avec votre médecin pour évaluer les alternatives comme l’escitalopram ou la sertraline qui ont un profil pondéral plus favorable et figurent dans la liste des antidépresseurs qui ne font pas grossir.

Le bupropion est-il efficace contre la dépression tout en faisant perdre du poids ?

Le bupropion représente effectivement une option intéressante car il combine efficacité antidépressive et profil pondéral favorable. Cette molécule atypique agit différemment des ISRS classiques : elle cible la dopamine et la noradrénaline, neurotransmetteurs impliqués dans la motivation et l’énergie. Les études cliniques démontrent son efficacité comparable aux autres antidépresseurs, avec l’avantage de pouvoir induire une perte de poids de 2 à 5 kg en moyenne chez 60% des patients.

Cependant, le bupropion ne convient pas à tout le monde : il est contre-indiqué en cas d’antécédents de troubles alimentaires, d’épilepsie, ou de sevrage alcoolique récent. Il peut également provoquer une légère augmentation de l’anxiété chez certains patients sensibles. Votre psychiatre évaluera si cette molécule correspond à votre profil médical et à vos symptômes dépressifs. L’objectif reste toujours de traiter efficacement votre dépression, la neutralité pondérale étant un bénéfice secondaire appréciable.

Peut-on prévenir la prise de poids avant de commencer un antidépresseur ?

Absolument, et c’est même recommandé d’adopter dès le départ des habitudes qui limiteront cet effet secondaire. La prévention reste plus efficace que la perte de poids a posteriori. Avant de débuter votre traitement, discutez avec votre médecin du choix de la molécule en tenant compte de votre profil pondéral et de vos antécédents. Si possible, privilégiez des antidépresseurs à profil neutre issus de la liste des antidépresseurs qui ne font pas grossir comme la fluoxétine ou la sertraline.

Adoptez parallèlement des habitudes alimentaires équilibrées : privilégiez les protéines et fibres qui augmentent la satiété, limitez les aliments ultra-transformés riches en sucres rapides, et maintenez des horaires de repas réguliers pour éviter les grignotages. Une activité physique modérée mais régulière (30 minutes de marche quotidienne par exemple) aide à maintenir votre métabolisme et améliore l’humeur en complément du traitement. N’oubliez pas que ces mesures préventives soutiennent également votre rétablissement psychologique : bien manger et bouger participent à votre bien-être global.

Amélie Leterd

Passionnée par la nutrition et le bien être, je vous partage mon expérience. Je me suis spécialisée dans la gestion du poids et la construction de programme alimentaire.

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